2811 – Loi contre les fausses informations … Les pièges de la définition > vraisemblance e t cO.

https://sansapriori.net/2018/06/01/2811-loi-contre-les-fausses-informations-les-pieges-de-la-definition-vraisemblance-et-co/


Par Huyghe.fr – 30 mai 2018 – Loi contre les fausses informations
Le projet de loi sur les « fake news » change d’intitulé.
Ce mauvais anglicisme est remplacé dans l’intitulé de la loi par « manipulation de l’information » et dans le corps du texte, la fausse information, celle à combattre, est décrite comme
« toute allégation ou imputation d’un fait dépourvu d’élément vérifiable de nature à le rendre vraisemblable ».
Pour mémoire, la loi de 1881 punissait déjà
la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler… ».
Ce pinaillage sémantique est-il vraiment important ?
Oui, car dès qu’il s’agit de définir le vrai, le faux et l’interdit, les mots comptent. Accordons que « fake news » est un mauvais anglicisme qui souffre de deux défauts principaux :
– la confusion avec des notions comme désinformation, intoxication, rumeur sans oublier le canular, la parodie, le sensationnel des pièges à clics, etc.
– son usage devenu totalement polémique et dont témoigne , la situation américaine : les démocrates accusent les trumpistes d’avoir gagné les élections sur de fausses nouvelles et les seconds accusent les premiers de tenter de déstabiliser le président et de défendre le pouvoir idéologique de la bien-pensance à grands coups de fakes.
Donc il est bien d’avoir traduit en français en se référant à la notion de fausses informations, sous réserve qu’il s’agisse bien d’informations au sens des nouvelles, c’est-à-dire le récit ou la représentation d’événements passés qui se sont ou pas déroulés comme on le prétend.

En revanche, la définition du « faux » montre un singulier glissement.
La loi de 1881 parle bien de fabriquer, de falsifier ou d’attribuer mensongèrement,
trois actes délibérés,
trois choses qui ne peuvent se faire innocemment (au moins chez le premier falsificateur qui lance une nouvelle destinée à être reprise).
À l’origine des fausses nouvelles, il y a toujours forcément un initiateur qui a inventé une fait, ou qui a imité ou truqué un document, éventuellement photographique ou numérique.
Le mot ancien de forgerie traduit bien cette idée de fabriquer : c’est un acte dont il faut prouver l’effectivité. Un fait qui peut être ou pas établi.

En revanche, la nouvelle définition proposée par la loi commence bien (allégation ou imputation d’un fait) mais se termine dans le flou.
Est-ce une loi anti-crétins destinée à punir les gens qui croient des choses invraisemblables ?
Ou contre les paresseux qui reprennent une information sans avoir pris la peine de la vérifier ?
Surtout comment le juge des référés fera-t-il pour évaluer le degré de vraisemblance d’une information venue de l’étranger, comme un crime de guerre en Syrie, l’existence d’un compte au Bahamas ou l’assassinat du journaliste Babchenko ?
Pour reprendre des exemples récents et bien français :
comment juger de la vraisemblance d’un cas d’étudiant matraqué dans le coma ou d’un faux tweet anti-immigré de Dupont-Aignan en toute objectivité politique ?
De la démonstration d’un acte on passe à l’évaluation d’une autorité ou d’une cohérence – choses éminemment subjectives voire idéologiques. Car il n’y a rien de plus idéologique que de décider ce qui doit être tenu pour vraisemblable et énonçable.
À l’évidence la loi servira moins à protéger l’opinion, en démontrant des manœuvres ou des maquillages (la probabilité qu’une fausse nouvelle grossière ne soit pas très vite repérée par les internautes et les nombreux dispositifs de fact-checking est faible) qu’à creuser le fossé idéologique entre médias classiques et contestation sur les réseaux sociaux.
Ce qui est peut-être l’effet rhétorique recherché.

SOURCE/http://www.huyghe.fr/actu_1537.htm

Les USA agissent-ils dans l’ombre? – Cyberattaque ou problème technique? Les cartes Visa s ’arrêtent de fonctionner en Europe

https://mirastnews.net/2018/06/02/les-usa-agissent-ils-dans-lombre-cyberattaque-ou-probleme-technique-les-cartes-visa-sarretent-de-fonctionner-en-europe/

© AP Photo / Patrick Semansky
Les transactions effectuées avec des cartes Visa dans plusieurs pays européens sont perturbées à cause d’un bug d’origine inconnue.
Une panne du réseau des cartes bancaires Visa dont l’origine reste à déterminer a «paralysé» certaines transactions en Europe ce vendredi soir. Le géant américain des cartes de paiement a indiqué qu’il était confronté à un «dysfonctionnement».
«Visa fait actuellement face à un dysfonctionnement. L’incident empêche que certaines transactions Visa en Europe se fassent. Nous enquêtons sur le problème et mettons tout en œuvre pour le régler le plus rapidement possible», a indiqué Visa Europe dans un communiqué cité par la BBC.
La banque britannique HSBC a diffusé un message sur Twitter pour prévenir que les «transactions dans les distributeurs et MasterCard n’étaient pas affectées» et que «Visa faisait tout son possible pour régler le problème au plus vite».

HSBC UK
 @HSBC_UK
We are aware of an industry wide issue affecting Visa payments which is under investigation. ATM and MasterCard transactions are not impacted. Visa are working hard to resolve the issue as quickly as possible. We will continue to support our impacted customers as needed.
18:49 – 1 juin 2018
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Source: Sputnik News – France

«La réalité réfutera le storytelling» occidental : l’interview de Bachar el-Assad sur RT + Les prédateurs

https://mirastnews.net/2018/06/01/la-realite-refutera-le-storytelling-occidental-linterview-de-bachar-el-assad-sur-rt/

Source: RT
Lors d’un entretien accordé à RT, le président syrien s’est attaché à déconstruire le storytelling occidental, et s’est employé à donner sa vision du conflit : celle d’une Syrie terrain de jeu des grandes puissances, mais en quête de souveraineté.
Au cours d’une interview accordée à RT, le président syrien Bachar el-Assad a eu l’occasion de développer plus en détail son argumentaire à charge contre l’action des Occidentaux en Syrie depuis 2011.
Dès le début du conflit, en 2011, les puissances occidentales avaient, selon lui, pour objectif de créer des lignes de fractures, dans une société jusque-là non seulement laïque mais aussi multiconfessionnelle. «Ça leur facilitait la tâche : « Quand vous avez une sorte de guerre civile entre factions ou entre ethnies »… mais cela a échoué», a noté le président syrien. «Aujourd’hui [les
Occidentaux] s’en tiennent encore à cette histoire, ne serait-ce que pour encourager des fanatiques, un peu partout dans le monde, de venir pour défendre leurs « frères »», a-t-il ajouté, faisant référence aux départs de ressortissants, notamment des Européens et des Français, vers la Syrie pour rejoindre les rangs de l’organisation terroriste Daesh.
Lire aussi : Syrie : la reprise du processus politique au cœur des discussions entre Poutine et Bachar el-Assad
«Sans interférence étrangère, il ne faudrait pas plus d’un an pour normaliser la situation en Syrie»
Sur le thème de l’ingérence des puissances occidentales dans les affaires intérieures de la Syrie, avec pour objectif affiché, un changement de régime conformes à leurs intérêts géopolitiques, Bachar el-Assad se montre d’une précision redoutable. «J’ai toujours dit que sans interférence étrangère, il ne faudrait pas plus d’un an pour normaliser la situation en Syrie […] Mais nos ennemis et opposants, principalement l’Occident emmené par les Etats-Unis et leurs marionnettes, en Europe et dans notre région, avec leurs mercenaires en Syrie, ont œuvré à éloigner [cette perspective], soit en soutenant le terrorisme […] soit en compromettant le processus politique», a martelé le dirigeant syrien.
Ce que nous avons depuis le tout début, ce sont des mercenaires – syriens et étrangers – payés par l’Occident
Revenant aux premiers temps du conflit, en 2011, Bachar el-Assad a détaillé la stratégie, révélatrice selon lui, de la rébellion antigouvernementale. «En réalité, la cible prioritaire des mercenaires en Syrie étaient les défenses antiaériennes [syriennes], et cela avait, à l’époque, quelque chose d’étonnant : pourquoi s’attaquaient-ils à la défense antiaérienne ?», a-t-il questionné, soulignant le fait que ces systèmes visant à garantir la maîtrise souveraine du ciel syrien ne menaçaient en rien, d’après lui, des «manifestants pacifiques». Selon Bachar el-Assad, l’explication est tout autre. «[Ces systèmes] sont conçus pour défendre le pays», a-t-il affirmé, dressant un parallèle avec les frappes israéliennes de début mai 2018. «Ce que nous avons depuis le tout début, ce sont des mercenaires – syriens et étrangers – payés par l’Occident, qui ont pour mission de renverser le gouvernement. C’est ça, la réalité, la simple réalité», a-t-il martelé ajoutant : «Tout le reste est là pour masquer ces intentions véritables.»
Réfutant le terme de guerre civile, en raison de la présence de forces armées étrangères en Syrie, Bachar el-Assad invite ses détracteurs à regarder la situation sur le terrain. «Maintenant, à Damas, à Alep, à Homs, dans toutes les régions sous le contrôle [restauré] du gouvernement, vous verrez tout le spectre de la société syrienne, sans exceptions», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «Cette réalité réfutera le storytelling [occidental].»
Lire aussi : «Une pièce de théâtre» : le président syrien Bachar el-Assad fustige la «farce» de l’attaque à Douma
«Israël est en train de perdre ses chers amis, le Front al-Nosra et Daesh»
De fait, après l’élimination presque complète de Daesh de la «Syrie utile» fin 2017, la situation s’est de nouveau dégradée au début de l’année suivante. Les Etats-Unis ont déclaré qu’il maintiendraient leur présence militaire, changeant au passage leur doctrine et leurs buts de guerre en Syrie, qui consistaient jusque-là, selon les déclarations de Washington, non seulement à soutenir la rébellion mais aussi à combattre les groupes terroristes.
Mais d’autres puissances ont décidé de s’impliquer plus directement dans les opérations de guerre, comme la Turquie et Israël. «C’est la panique, l’hystérie, parce qu'[Israël] est en train de perdre ses chers amis, le Front al-Nosra et Daesh», analyse-t-il, évoquant l’inquiétude de l’Etat hébreu de voir l’Iran faire de la Syrie un poste avancé et réfutant l’affirmation selon laquelle des troupes régulières iraniennes opéreraient sur le territoire syrien. «Nous n’en avons jamais eues […] Nous ne serions pas embarrassé de le dire : de la même manière que nous en avons fait appel aux Russes, nous aurions pu demander aux Iraniens [de l’aide]», a-t-il affirmé. Et d’ajouter, plus précisément, faisant la différence avec les combattants du Hezbollah : «Il ya a des officiers iraniens qui travaillent avec l’armée syrienne, mais il n’y a pas de troupes [régulières].»
Nous sommes passés très près d’un conflit direct entre la Russie et les forces américaines
Quant aux perspectives d’avenir et de fin du conflit, Bachar al-Assad a souligné le rôle, déterminant, selon lui, de la Russie, intervenue militairement à la demande de Damas fin 2015. «En réalité, nous sommes passés très près d’un conflit direct entre la Russie et les forces américaines. Mais, heureusement, cela a été évité non pas grâce à la sagesse du leadership américain, mais plutôt grâce à la sagesse du leadership russe», s’est-il félicité, faisant référence aux frappes occidentales du 14 avril dernier. Et de conclure : «Nous avons besoin du soutien russe, mais nous devons dans le même temps nous prémunir contre la folie américaine, de façon à restaurer la stabilité de notre pays».
L’interview complète (en anglais) :
Source: RT
En savoir plus: GÉOÉCONOMIE ET GÉOSTRATÉGIE DE L’ÉNERGIE: CHAOS ET ENJEUX RÉELS
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Les prédateurs: Les Etats-Unis d’Amérique mettent en garde contre l’attaque de leurs troupes après qu’Assad dit qu’ils vont quitter la Syrie « d’une manière ou d’une autre »

Les forces des Etats-Unis d’Amérique installent une nouvelle base à Manbij, en Syrie, le 8 mai 2018 © Rodi Said / Reuters
Les troupes des Etats-Unis d’Amérique ne quitteront pas la Syrie et toute tentative de les enlever par la force se heurtera à une réaction armée, a déclaré un haut responsable du Pentagone, réagissant à l’interview sur la RT du président syrien Bashar Assad.
« Toute partie intéressée en Syrie devrait comprendre que l’attaque des forces des USA ou de nos partenaires de la coalition sera une mauvaise politique », a déclaré le directeur général de l’état-major général, Kenneth McKenzie, lors de la conférence de presse du Pentagone jeudi.
Plus de 2 000 soldats états-uniens d’Amérique en Syrie sont intégrés au FDS dans le nord-est ainsi que dans l’enclave d’At-Tanf au sud, le long de la frontière jordanienne. McKenzie a déclaré que les troupes des USA et leurs alliés de la milice locale restaient à Tanf, annulant les rumeurs de retrait imminent.
« Nous sommes là. Rien n’a changé », a-t-il dit. « Le maintien de cette zone de désescalade est important et nous considérons très gravement toutes les actions qui ont tendance à changer cela. »

Joyce Karam
 @Joyce_Karam
Replying to @Joyce_Karam
@thejointstaff Gen. McKenzie on #Syria :
•No timeline on ISIS/leaving
•Situation in Tanf “unchanged”
•Value deconfliction Status w Russia
•Assad attacking SDF would be “bad policy” https://www.thenational.ae/world/the-americas/pentagon-responds-to-assad-any-attack-on-our-partners-will-be-a-bad-policy-1.735875
10:54 PM – May 31, 2018

Pentagon responds to Assad: Any attack on our partners will be ‘a bad policy’
The warning comes after Mr Assad threatened to attack the US’s ally, the SDF
thenational.ae
15
See Joyce Karam’s other Tweets
Contrairement à la mission militaire russe, qui a été invitée par le gouvernement syrien en 2015, la présence des Etats-Unis d’Amérique en Syrie n’est pas sanctionnée par le droit international [C’est un
cancer qui évolue dans le corps de la Syrie. MIRASTNEWS]. Les deux administrations Obama et Trump ont soutenu que la coalition dirigée par les Etats-Unis d’Amérique contre l’Etat islamique (EI, IS, anciennement ISIS / ISIL) en Irak et en Syrie est légale en vertu des autorisations du Congrès d’utiliser la force militaire contre Al-Qaïda depuis 2001.
Cependant, à un moment donné, les Etats-Unis d’Amérique se sont effectivement alliés avec l’affilié d’Al-Qaïda en Syrie, Jabhat al-Nusra (Front Al-Nusra), a déclaré le président Assad à RT. Après qu’il est devenu clair que Nusra était une branche d’Al-Qaïda plutôt que des « rebelles modérés », les Etats-Unis d’Amérique ont établi les FDS, a dit M. Assad.
Après chaque victoire militaire syrienne ou un effort de réconciliation réussi, les Etats-Unis d’Amérique et leurs partenaires ont tenté de contrer ces gains en «soutenant plus de terrorisme, en attirant plus de terroristes en Syrie ou en entravant le processus politique», a déclaré Assad, blâmant les États-Unis pour avoir prolongé la guerre de sept ans.
Damas est prête à négocier avec le FDS, car il considère les milices dirigées par les Kurdes comme des Syriens qui aiment leur pays. « Nous ne faisons pas confiance aux Américains, alors la seule option est de vivre ensemble en tant que Syriens », a déclaré Assad.
Tout le monde tentera de négocier avec le FDS, a-t-il dit à RT, mais si les négociations échouent, « l’armée syrienne sera obligée de libérer les zones occupées par les FDS, avec les Américains ou sans les Américains ».
Alors que le président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump a lancé l’idée de retirer les troupes états-uniennes d’Amérique de Syrie, plusieurs responsables du Pentagone et du Département d’Etat ont déclaré que les troupes des USA ne mèneraient nulle part et que les territoires libérés de l’EI ne seraient pas restitués au gouvernement syrien à moins qu’Assad ne quitte le pouvoir.
Le président syrien, cependant, croit qu’il survivra aux Américains.
« C’est notre terre, c’est notre droit, c’est notre devoir de libérer [ces zones], et les Américains devraient partir », a déclaré Assad à RT. « D’une manière ou d’une autre, ils vont partir. Ils sont venus en Irak sans base légale. Et regardez ce qui leur est arrivé. Ils doivent apprendre leur leçon. »
[Malheureusement les Etats-Unis d’Amérique semblent ne pas avoir à
disposition un service chargé d’étudier les résultats issus du
retour d’expérience, afin d’en tirer les conséquences. MIRASTNEWS]
Traduction : MIRASTNEWS
Source : RT

Nicolas Sarkozy financé par la Libye ? Bachir Saleh le confirme pour la première fois

https://mirastnews.net/2018/06/01/nicolas-sarkozy-finance-par-la-libye-bachir-saleh-le-confirme-pour-la-premiere-fois/

© Gonzalo Fuentes Source: Reuters
L’ancien président français Nicolas Sarkozy le 24 janvier 2018 au Stade de France. (image d’illustration)
Les équipes de Cash Investigation ont enquêté pendant un an et demi sur les soupçons de financement libyen de la campagne 2007 de l’ex-président Nicolas Sarkozy. En caméra cachée, l’ancien chef de cabinet de Kadhafi confirme les versements.
L’émission Cash Investigation, présentée par Elise Lucet, a diffusé ce 22 mai sur France 2 le résultat d’une enquête consacrée aux soupçons de financement libyen de la campagne présentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.
L’ancien président français a été mis en examen le 21 mars dernier pour «corruption passive», «financement illégal de campagne électorale» et «recel de fonds publics libyens», à l’issue d’une garde à vue. Il a également été placé sous contrôle judiciaire. Parmi les révélations des journalistes qui ont enquêté pendant plus d’un an, un extrait vidéo d’une interview en caméra cachée de l’ancien chef de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, enregistrée le 16 septembre 2017, à Johannesburg en Afrique du Sud.
Dans un premier temps, Bachir Saleh explique face caméra n’avoir «aucune information», et concède qu’il ne s’occupe que des financements «africains». mais lorsque l’échange se poursuit avec le journaliste hors caméra, Bachir Saleh confirme finalement les versements qu’auraient effectué à destination de Nicolas Sarkozy l’ancien directeur du renseignement militaire libyen Abdallah Senoussi.
Bachir Saleh précise que c’est par le «canal» du ministère des finances libyen que les fonds sont passés. «Abdallah Senoussi a dit qu’il donn[ait] de l’argent à Sarkozy», fait savoir l’ancien bras droit du «guide». «Vous venez de me dire que ça a eu lieu ?», relance le journaliste de Cash Investigation. «Oui, c’est vrai !», acquiesce Bachir Saleh. Il évalue en outre à 350 millions d’euros la caisse noire des financements politiques libyens, tous pays confondus.
Quand on s’est rapproché des élections [la présidentielle française
de 2007], des intermédiaires français sont venus à Tripoli pour préparer l’acheminement et le versement de l’argent avant le scrutin
L’émission dévoile également d’autres témoignages qui pourraient faire avancer la quête de la vérité dans cette affaire. Taher Dahech, l’un des anciens responsables du pays, confie par exemple que Mouammar Kadahafi avait donné son accord au versement de 57 millions d’euros. «Quand on s’est rapproché des élections [présidentielles françaises de 2007], des intermédiaires français sont venus à Tripoli pour préparer l’acheminement et le versement de l’argent avant le scrutin», précise-t-il. Il aurait lui-même participé à cette remise d’argent «dans des coffres» de banque et assure que «tout a été filmé».
Lire aussi : Selon Takieddine, les «valises» remises à Sarkozy n’ont pas servi à financer sa campagne de 2007
Source: RT France

Voici pourquoi le FBI veut que vous redémarriez votre routeur

https://michelduchaine.com/2018/06/01/voici-pourquoi-le-fbi-veut-que-vous-redemarriez-votre-routeur/

Le FBI demande à tous les propriétaires d’un routeur de le redémarrer pour tenter de stopper une attaque informatique en provenance de la Russie.

Dans une annonce publiée le 25 mai, le service de police fédéral américain prévient qu’un logiciel malveillant appelé VPNFilter a infecté de nombreux routeurs, tant dans les maisons que dans les milieux de travail.
Selon le FBI, VPNFilter serait capable d’intercepter des informations qui transitent sur le réseau auquel le routeur est connecté, de bloquer le réseau et même de prendre le contrôle de certains appareils
L’attaque serait liée à Sofacy, un groupe russe qui vise notamment des gouvernements et des organisations militaires, selon le département de la Justice des États-Unis .
Le New York Times indique que Sofacy est soupçonné d’être dirigé par l’agence de renseignement militaire russe par des agences gouvernementales américaines et européennes. Les mêmes agences estiment que Sofacy serait à l’origine du piratage du parti démocrate américain , survenu avant l’élection présidentielle de 2016.
Comment se défendre contre VPNFilter?
Peu de temps après la découverte de VPNFilter, le FBI et le département de la Justice américain ont saisi le domaine utilisé par Sofacy pour contrôler le réseau d’appareils infectés.
Cela signifie qu’un simple redémarrage des routeurs touchés devrait suffire à neutraliser le logiciel malveillant.
Pour redémarrer votre routeur, débranchez le fil d’alimentation électrique de l’appareil pendant une minute, puis rebranchez-le. C’est tout!
Si vous désirez sécuriser votre réseau davantage, il est fortement recommandé de vous assurer que le logiciel embarqué de votre routeur est à jour. Pour ce faire, rendez-vous sur le site du fabricant de votre appareil, trouvez la page de votre modèle et suivez les instructions pour faire la mise à jour.
La dernière étape, qui est d’une importance capitale, est de modifier le nom d’utilisateur et le mot de passe utilisés pour contrôler votre routeur. Les identifiants par défaut sont en effet faciles à trouver sur Internet et laissent donc votre appareil vulnérable à une attaque. Les informations pour changer les identifiants devraient aussi se trouver sur le site du fabricant de votre routeur.« Guerre des clics » (en référence à la Blitzkrieg allemande lors de la seconde guerre mondiale) « Lancement d’attaque sur les serveurs estoniens » Dessin de presse paru dans le Herald Tribune, quotidien américain en mai  Pourquoi l’Estonie accuse l’Etat russe d’être à l’origine de cette cyber attaque? Celle-ci est-elle une illustration de relations particulièrement tendues entre les deux pays?